L'ACTS appuie la création d'un poste de commissaire national des droits des enfants

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17 novembre, 2011

OTTAWA (19 novembre 2011) – Dans le cadre de la célébration de la Journée nationale de l'enfant, le 20 novembre, l'Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux (ACTS) se joint à d'autres organisations, dont UNICEF Canada, pour demander la création d'un poste de commissaire national indépendant des droits des  enfants.

Bien qu'il soit bien établi que le nombre des enfants placés à l'extérieur de leur famille soit en hausse au Canada, le gouvernement du Canada n'a toujours pas identifié comme prioritaire d'élaborer une stratégie nationale visant à faire respecter les droits les enfants. La plupart des provinces et territoires ont déjà des commissaires ou protecteurs indépendants des droits des enfants (anglais seulement). Le temps est venu pour le gouvernement fédéral d'en faire autant.

Quelque 76 000 enfants au Canada sont sous la protection de services provinciaux et territoriaux à l'enfance et à la famille. Une situation fait toutefois exception à la règle, il s'agit du défaut du gouvernement fédéral d'assumer ses responsabilités relatives aux peuples autochtones de plein droit en vertu de la Loi sur les Indiens.

« Compte tenu du fait que les données les plus récentes relatives aux enfants en placement révèlent que de 30 % à 40 % de ceux-ci sont autochtones, l’ACTS est d'avis que le temps est venu pour le gouvernement fédéral de mettre un terme aux querelles liées à des questions de compétence en créant un poste de commissaire national indépendant responsable de la protection des droits de tous les enfants au Canada », affirme Morel Caissie, président de l'ACTS.

Il est également du devoir du gouvernement du Canada, en tant que signataire de la Convention relative aux droits des enfants de Nations Unies, d'assurer que les droits des enfants sont respectés.
 
Le Canada compte environ sept millions d'enfants – près du quart de la population – qui n'ont que peu ou aucune influence sur les décisions qui les affectent. Les enfants du Canada ont besoin d'un porte-parole national pour promouvoir leurs intérêts supérieurs dans les lois et politiques et exiger que le gouvernement fédéral rende des comptes en lien avec ses champs de responsabilité », ajoute Marvin Bernstein, conseiller principal en matière de défense et de promotion des droits chez UNICEF Canada. Si l'on ne nomme pas une telle personne, il existe un danger que le Canada continue à tirer de l'arrière par rapport à d'autres pays industrialisés en ce qui a trait à de nombreuses mesures relatives au bien-être de l'enfance.

En 2003, le Comité des droits des enfants des Nations Unies a recommandé que le Canada crée le poste de Commissaire national indépendant des droits des enfants.

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Pour plus de renseignements :

Fred Phelps,  M.Serv.Soc., TSI     
Directeur général, ACTS
Tél. : 613.729.6668          

Melanie Sharpe
UNICEF Canada, Relations médiatiques
[email protected]
Tél.  : 416-482-6552, poste. 8892