Lettre de soutien - pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes

Le 1er mars 2012

Madame Sylvia Pimentel, présidente
Membres du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes
À l'attention du Secrétariat du CEDEF
HCDH - Palais Wilson, 8-14 Avenue de la Paix, CH-1211
Genève 10, Suisse

Chère Madame Pimentel,
Chers membres du Comité,

L'Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux (ACTS) a été très heureuse d'apprendre que le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes avait ouvert une enquête sur la disparition et les meurtres de femmes autochtones au Canada, en vertu de l'article 8 du protocole facultatif à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. À cet égard, l'ACTS appuie l'appel lancé à votre Comité par l'Association des femmes autochtones du Canada (AFAC) visant à vous amener au Canada pour mener cette enquête dans les plus brefs délais.

Le Canada n'a pas encore de plan national coordonné, comportant des mesures détaillées et concrètes pour s'attaquer aux causes fondamentales de la violence à l'égard des femmes et des jeunes filles autochtones ainsi qu'aux conséquences de cette violence. Les jeunes filles et les femmes autochtones constituent les populations les plus vulnérables de la société canadienne, comme le démontre le fait que le nombre de femmes autochtones disparues ou tuées continue de croître depuis une décennie.

L'ACTS reconnaît que le gouvernement du Canada a ratifié la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones en 2010 et nous l'en félicitons; toutefois, l'inégalité des femmes autochtones au Canada est une source de problèmes continus et exige qu'on s'y attaque.

En consultation large avec les femmes et les jeunes filles autochtones,  le Canada doit s'engager à mettre en œuvre une stratégie nationale pour enquêter sur la violence continue dont sont victimes les femmes autochtones dans notre pays. À défaut, le Canada continuera d'échouer complètement à la tâche de créer un environnement qui habiliterait les femmes et les jeunes filles autochtones à prendre conscience de leur potentiel et à le réaliser pleinement.

L'ACTS souscrit à la demande de l'AFAC voulant que votre Comité cherche à obtenir la permission de se rendre au Canada afin que ses membres qui mènent l'enquête puissent parler directement avec quelques femmes autochtones du pays.
Veuillez agréer l'expression de mes sentiments respectueux.

Morel Caissie,  M.Serv.Soc., TSI
Président
Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux