Prévenir et éliminer la cyberviolence envers les jeunes femmes et filles
le 24 février à 12h HNE
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Les technologies de l'information ont eu des répercussions profondes sur les façons dont les personnes et les groupes interagissent entre eux. Au Canada, des cas de cyberviolence très médiatisés forcent certaines collectivités à s'attaquer au problème de la violence et de l'intimidation en ligne, notamment à la façon dont ces formes d'agression sont dirigées vers les jeunes femmes. En 2014, l'Association des travailleurs sociaux du Nouveau-Brunswick (ATSNB), en partenariat avec le Centre Muriel McQueen Furgesson et le Bureau du défenseur des enfants et de la jeunesse se sont vu accorder du financement par le truchement de Condition féminine Canada dans le but de mettre au point un projet destiné à s'attaquer à la cyberviolence envers les jeunes femmes et les filles.
En vertu de l'étude réalisée dans le cadre ce projet, il est clair que la cyberviolence constitue non seulement un problème croissant, mais qu'elle a aussi des répercussions importantes sur la santé mentale des victimes. Ces résultats sont cohérents par rapport à ceux d'études nationales. Ces répercussions pourraient comprendre des sentiments de dépression, d'impuissance, d'anxiété et de colère. Les études sur le cyberviolence révèlent que les jeunes femmes et les filles sont affectées de manière disproportionnée par ce problème et bon nombre de jeunes personnes y voient un symptôme de problèmes sociaux plus larges notamment, sans s'y limiter, le sexisme, le racisme, le dénigrement corporel et la discrimination envers les membres de la collectivité LGBTQ.
Les objectifs de ce webinaire sont :
- Définir la cyberviolence et d'établir une distinction entre les termes cyberviolence et intimidation.
- Dégager les principaux constats de l'étude menée dans le cadre du projet et mettre les enjeux en contexte.
- Mettre en relief les recommandations des jeunes sur les façons de prévenir la cyberviolence et d'y réagir.
Conférencières :
Martine Paquet, BTS, TSI
Martine Paquet a obtenu son baccalauréat en travail social de l’Université de Moncton en 2010. Suite à l’obtention de son diplôme universitaire, elle a assumé un poste à titre de travailleuse sociale au sein du service d’accès et d’évaluation au ministère du Développement social, à Moncton.
Par la suite, Martine a occupé la position de Consultante en travail social auprès de l’Association des travailleurs sociaux du Nouveau-Brunswick (ATSNB) de 2011-2016, et elle occupe présentement le poste de Registraire depuis août 2016.
En tant que Consultante, elle a joué un rôle de chef de file en collaborant avec le CMMF aux projets intitulés Action en faveur du changement : habiliter les femmes victimes de violence conjugale à mener une vie plus saine et sécuritaire et Les réalités auxquelles les fournisseurs de services ainsi que les survivantes de violence conjugale en milieu rural font face lorsqu’ils ont recours au système juridique.
En 2012-2013, Martine a fait partie du conseil d’administration du Centre Muriel McQueen Fergusson pour la recherche sur la violence familiale (CMMF). Depuis 2013, elle siège sur le comité de la campagne du ruban blanc Fredericton. Martine continue à la quête de la justice sociale et du changement social.
Rina Arseneault, C.M., mts, tsi
Rina est la Directrice adjointe du Centre Muriel McQueen Fergusson pour la recherche sur la violence familiale à l’université du Nouveau-Brunswick, depuis 1993. Elle a une maîtrise en travail social et elle est une travailleuse sociale enregistrée avec l’Association des travailleurs sociaux du Nouveau-Brunswick. De 2001 à 2003, elle a travaillé à l'hôpital d'Ottawa, au service d'urgence en psychiatrie et à la clinique du VIH/SIDA.
Rina est une militante et une éducatrice chevronnée en matière de violence faite aux femmes et aux enfants. Au cours des années, elle a organisé plusieurs ateliers et sessions de formation. De plus, elle a participé à l'élaboration d'un certificat sur la violence familiale offert à l'université du Nouveau- Brunswick et elle a enseigné des cours dans ce programme. De plus, Mme Arseneault collabore avec des organismes communautaires, des chercheurs universitaires, des agences gouvernementales, les médias et, bien sûr, les victimes de violence conjugale.
En 1997, Mme Arseneault a été lauréate du prestigieux Prix Spiritus, décerné par le Conseil consultatif sur la condition des femmes du Nouveau-Brunswick en reconnaissance de ses importantes contributions à l’amélioration des conditions de la vie des femmes.
En 2002, Mme Arseneault a été lauréate du Prix de la Fondation Muriel McQueen Fergusson. Ce prix lui a été décerné pour son travail sur la problématique de la violence familiale et la violence faite aux femmes.
En 2014, Rina Arseneault a reçu la prestigieuse distinction honorifique de membre de l’ordre du Canada. L’Ordre du Canada, l’une des plus prestigieuses distinctions honorifiques au Canada pour reconnaître des réalisations exceptionnelles, le dévouement remarquable d’une personne envers la communauté ou une contribution extraordinaire à la nation. Mme Arseneault a été reconnue en tant que chercheuse, activiste, auteure et éducatrice travaillant à l’éradication de la violence familiale.
Le Prix d’excellence pour service insigne de l'Association Canadienne des travailleurs sociaux (l`ACTS) est décerné par l’ACTS à des travailleuses et travailleurs sociaux remarquables à l’occasion du Mois national du service social. Il est attribué à une personne ou un groupe de personnes issu de l'une des organisations affiliées à l’ACTS. Ce Prix vise à souligner la contribution exceptionnelle de la profession du travail social à l'édification de communautés et de familles plus unies et d'un Canada plus équitable. Rina fut lauréate du Prix d'excellence pour service insigne de l'ACTS pour 2016.
Rina demeure à Fredericton avec son mari Dan. Elle aime passer du temps avec sa famille et ses cinq petits-enfants.