L’ACTS salue l’arrivée de la Stratégie nationale de réduction de la pauvreté

Le 21 août 2018 – Aujourd’hui, l’Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux (ACTS) se joint aux militants de partout au Canada pour applaudir l’arrivée de la Stratégie nationale de réduction de la pauvreté tant attendue. Fruit de décennies de plaidoyer de la part de nombreuses personnes et organisations, y compris l’ACTS, l’annonce indique que le gouvernement fédéral fait preuve de leadership en vue d’assurer la dignité de tous les Canadiens.

« Bien que la stratégie nationale de réduction de la pauvreté compte tant de défenseurs passionnés, il y a quelques organisations remarquables que je dois mentionner » a commenté Jan Christianson-Wood, présidente de l’ACTS. « Nous sommes particulièrement fiers d’avoir été membre de la campagne Dignité pour tous, fondée par Citizens for Public Justice et Canada sans pauvreté, depuis sa création, et nous ne pouvons que ressentir que l’arrivée – et le moment – de cette stratégie résultent de près d’une décennie de dur labeur. »

En 2009, Dignité pour tous a fixé l’objectif ambitieux de la campagne de lutte contre la pauvreté au Canada d’ici 2020 – et même s’il n’est pas aussi ambitieux, le plan du gouvernement fédéral visant à réduire de 50 % les taux de faible revenu au Canada d’ici 2030 est un pas louable dans la bonne direction.

« Il y a dix ans, la perspective d’un leadership fédéral dans la réduction active de la pauvreté au Canada était sombre, précise Mme Christianson-Wood. Et même si le plan national de réduction de la pauvreté annoncé ne semble pas être assis sur une législation fondée sur les droits qui exige la reddition de comptes et des investissements adéquats, nous avons bon espoir que le conseil consultatif ministériel qui vient d’être annoncé s’agit d’un retour à un véritable fédéralisme coopératif et à un leadership fort au profit de tous les Canadiens. »

Depuis 2014, l’ACTS préconise l’adoption d’une Loi sur l’action sociale (LAS) : semblable à la Loi canadienne sur la santé, cette loi appuierait l’obligation de rendre compte du Transfert social canadien et aiderait à orienter les investissements sociaux futurs selon des principes visant à promouvoir l’équité et la justice dans l’ensemble du pays. Plus important encore, une loi sur l’action sociale soutiendrait la création d’un cadre de responsabilisation.

Dans l’état actuel des choses, le gouvernement fédéral n’a aucune idée de la façon dont le Transfert canadien en matière de programmes sociaux (14 milliards de dollars en 2018-2019 avec une indexation automatique annuelle de 3 %) est utilisé par les provinces et les territoires pour soutenir les services sociaux, car les fonds sont simplement ajoutés aux recettes générales. Il n’est pas nécessaire de faire rapport, et encore moins de démontrer le rendement du capital investi.

« Nous croyons fermement qu’une loi sur l’action sociale est une pièce manquante pour le succès de cette stratégie nationale de réduction de la pauvreté, conclut Mme Christianson-Wood. Les investissements responsables sont le seul moyen de déterminer si les objectifs sont atteints et si des investissements annuels ou ciblés sont nécessaires pour aider les Canadiens à vivre au-dessus du nouveau seuil de pauvreté. »

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