La NSCSW réclame une enquête publique sur la fusillade de Portapique

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28 juillet 2020
 
Les personnes en deuil doivent être notre priorité absolue ; La NSCSW réclame une enquête publique sur la fusillade de Portapique
 
KJIPUKTUK (HALIFAX, N.-É.) – La Nova Scotia College of Social Workers (NSCSW) et l’Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux (ACTS) demandent aux ministres provincial et fédéral de la Justice de reconsidérer leur position sur la tenue d’une enquête publique complète sur la fusillade de Portapique, Nouvelle-Écosse (la pire fusillade de masse de l’histoire du Canada).
 
« L’examen indépendant que les gouvernements de la Nouvelle-Écosse et du Canada ont entrepris conjointement ne répond pas aux demandes des familles des victimes, des organisations nationales de femmes, des sénateurs et de nombreuses autres personnes, ni aux principes de justice réparatrice tenant compte des traumatismes, » déclare la présidente de l’ACTS, Mme Joan Davis-Whelan. « Des gens de tout le Canada se joignent aux Néo-Écossais dans leur deuil collectif causé par le traumatisme des 18 et 19 avril 2020. »
 
Une approche réparatrice adaptée au traumatisme consiste à écouter les survivants. Cela signifie écouter ce qu’ils demandent à leurs amis, aux professionnels, aux organisations de soutien et à leur gouvernement. Cela veut dire répondre à leurs appels à l’action.
 
La présidente du NSCSW, Mme Lynn Brogan, souligne : « Si nous devons adopter une approche réparatrice tenant compte des traumatismes liés à cet événement horrible, nous devons nous engager à écouter ceux qui sont en deuil et à leur répondre. Nous devons reconnaître que nos concitoyens souffrent et nous devons leur assurer qu’ils ne souffrent pas seuls. »
 
Serena Lewis, une TSI du comté de Colchester, a partagé certaines des expériences de sa collectivité dans un billet de blogue sur le site Web du NSCSW. Elle écrit : « Il n’y a pas de fin, il n’y a pas de remède magique au deuil ; c’est un processus qui dure toute la vie et qui peut être touché par la compréhension compatissante et réceptive des gens qui nous entourent. Les personnes en deuil doivent être notre priorité absolue ».
 
« L’examen conjoint indépendant réduit au silence les histoires de personnes endeuillées en gardant les documents et les témoignages des institutions gouvernementales hors de la vue des citoyens, ce qui empêche le public d’engager son coeur et son esprit dans le processus, affirme Mme Brogan. Les personnes endeuillées doivent pouvoir exprimer leur perte et demander aux autres de reconnaître leur perte et d’établir des liens par l’empathie. Une enquête publique complète favoriserait un dialogue ouvert et honnête et créerait des possibilités de guérison collective et de changement social nécessaire. »
 
Le NSCSW et l’ACTS sont solidaires des membres endeuillés des collectivités du comté de Colchester. Ils demandent aux gouvernements fédéral et provincial d’abandonner l’examen indépendant et de passer à une enquête publique en bonne et due forme.
 
Profils :
 
La Nova Scotia College of Social Workers sert et protège les Néo-Écossais en réglementant la profession du travail social. Nous travaillons en solidarité avec les Néo-Écossais pour préconiser des politiques qui améliorent les conditions sociales, remettent en question l’injustice et valorisent la diversité.
 
L’Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux est le porte-parole national de la profession de travailleur social. Elle a pour mission de promouvoir la profession au Canada et de défendre la justice sociale.
 
Pour de plus amples renseignements ou pour organiser des entrevues, communiquez avec Rebecca Faria, coordonnatrice des communications, Nova Scotia College of Social Workers (902-429-7799, poste 227, rebecca.faria@nscsw.org).

 

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