Ottawa (Ontario), le 6 mars 2015 – Célébrée le 8 mars chaque année, la Journée internationale de la femme (JIF) est l’occasion de reconnaître les réussites des femmes et les progrès accomplis vers l’égalité des sexes dans le monde entier. Toutefois, l’Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux (ACTS) fera de cette JIF une journée de réflexion sur les nombreuses barrières sociales, politiques et économiques qui existent encore pour les femmes tant à l’échelle mondiale qu’au Canada.

« Les questions qui touchent les femmes sont plus qu’un sujet d’intérêt international », affirme le président de l’ACTS, Morel Caissie. « Au Canada, les inégalités économiques continuent de croître et les femmes gagnent moins que les hommes pour le même travail. De plus, la violence faite aux femmes demeure un problème de taille pour la population canadienne. »

Faisant référence à la Table ronde nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées (1er mars 2015) qui, bien qu’elle ait établi le dialogue et précisé les prochaines étapes, n’est pas parvenue à mettre en œuvre un plan d’action national, Caissie dit : « Il ne suffit pas de parler du problème, le gouvernement fédéral doit agir de manière globale pour mettre fin aux atrocités commises contre les femmes et les filles autochtones. »

Les groupes de défense des droits de la personne et les organisations autochtones ont réclamé à plusieurs reprises un plan d’action national afin d’examiner les causes de la violence et mettre au point des solutions. « Le Canada doit lancer une enquête nationale coordonnée qui expose les causes profondes de la violence faite aux femmes et aux filles autochtones et pose des gestes concrets pour l’éliminer », ajoute Caissie.

Du harcèlement sexuel à la violence, en passant par l’inégalité des revenus et le manque de garderies abordables, les femmes canadiennes méritent mieux. « Les travailleuses et les travailleurs sociaux sont témoins de l’incidence de ces enjeux sur la vie quotidienne des femmes. Les bonnes politiques ont été proposées et les Canadiennes et les Canadiens veulent des changements. Il suffit d’une action politique pour améliorer la vie des femmes et des filles au Canada et dans le monde. »

En cette JIF, l’ACTS demande au gouvernement du Canada d’accorder la priorité aux femmes. Manifestez votre appui en signant la pétition de Place au débat, ou visitez le http://placeaudebat.ca/ pour en savoir plus.

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Fred Phelps   

Directeur général de l’ACTS

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Fred.phelps@casw-acts.ca