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Le 8 mars 2011
Chaque année, dans le cadre de la Journée internationale de la femme (JIF), des centaines de manifestations sont organisées partout dans le monde non seulement en ce jour, mais tout au long du mois de mars, pour souligner les réalisations des femmes sur les plans économique, politique et social.
En fait, 2011 marque le centenaire de la JIF à l’échelle de la planète, 100 ans depuis la toute première célébration internationale de la Journée de la femme. Le thème retenu pour 2011 est Égalité d’accès à l’éducation, à la formation, à la science et à la technologie:la voie vers un travail décent pour les femmes.
Voilà pourquoi l’Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux (ACTS) est fière de s’associer à la communauté internationale aujourd’hui pour célébrer la contribution de grande importance des femmes à la construction d’un monde plus juste et plus équitable, tant au pays qu’à l’étranger.
«Malheureusement, malgré les efforts constants et dévoués déployés par les femmes au Canada depuis des décennies, l’appui à l’égalité des sexes dans ce pays a connu une baisse marquée sous le gouvernement actuel», affirme Darlene MacDonald, la présidente de l’ACTS.«En fait, l’expression égalité des sexes a été rayée du mandat de Condition féminine Canada.»
La réalité vécue par les femmes au Canada ne peut tout simplement pas justifier qu’on élimine du mandat de Condition féminine Canada la notion d’égalité des sexes ou des services destinés à l’assurer. Les femmes composent maintenant plus de la moitié des étudiants de premier cycle des universités canadiennes; pourtant, les écarts entre le salaire des femmes œuvrant en milieu universitaire et celui de leurs collègues masculins sont comparables à ceux qu’on observe dans d’autres domaines, soit 79 cents pour chaque dollar versé à un homme.
Les femmes sont par ailleurs assujetties à des inégalités encore plus prononcées du fait que, dans l'ensemble, le taux de pauvreté des femmes est supérieur à celui des hommes. Et certains groupes particuliers de femmes, notamment les mères monoparentales, les femmes autochtones, les femmes de couleur, les femmes immigrantes, les femmes handicapées et les femmes seules, sont confrontés à des taux de pauvreté terriblement élevés.
«Le gouvernement du Canada a l’occasion dans son budget2011 de réaligner ses priorités et de restaurer l’égalité des sexes en tant qu’objectif louable en ce pays», ajoute MmeMacDonald. «Priver les femmes canadiennes de ce qui leur revient est une dépense que le pays n’a plus les moyens d’assumer aujourd’hui, car cela aura des répercussions très loin dans le temps.»
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Pour plus de renseignements :
Darlene MacDonald, présidente
casw@casw-acts.ca
Tél.: 613.729.6668