OTTAWA (Ontario), le 11 février 2014 – La route vers l'équilibre budgétaire au Canada doit tenir compte de l'équité au chapitre de la santé, en matière sociale et économique et éviter de contribuer à une érosion encore plus poussée des programmes et des services sur lesquels les Canadiens comptent pour vivre dans la dignité et le respect. Malheureusement, le budget 2014 ne fait aucun effort pour s'attaquer aux inégalités sociales et économiques au Canada, notamment en ce qui a trait au financement des services à l'enfance et à la famille dans les communautés autochtones ainsi qu'au taux croissant de pauvreté chez les personnes âgées et les sans abri.
Le gouvernement du Canada avait manifesté son intention dans son budget 2013 d'élaborer un plan national et à long terme de logement abordable, renouvelant son engagement envers l'approche Logement d'abord et promettant de travailler avec les provinces et territoires en vue d'aider les Canadiens à trouver et à maintenir un logement abordable.
« Il est décevant que le budget d'ordre administratif de 2014 ne traite aucunement du nombre croissant de Canadiens qui n'ont pas de logement adéquat, abordable et stable », affirme le président de l'ACTS, Morel Caissie. « Le Canada est un pays riche et pourtant, malgré notre croissance économique, au moins 200 000 personnes sont sans abri chaque année et les listes d'attente pour un logement social continuent de s'allonger. Où est la vision de bâtir un Canada plus équitable? »
Des attentes opérationnelles de l'ordre de 1,7 milliards de dollars sur le logement abordable arrivent à terme. Le budget 2014 présentait une belle occasion pour le gouvernement Harper de signaler son engagement à s'attaquer à la crise du logement. À défaut d'un tel engagement, de nombreux Canadiens, dont des aînés, des ménages monoparentaux, des personnes handicapées, des Autochtones, des nouveaux Canadiens et des travailleurs à faible revenu perdront la capacité de se loger à prix abordable.
L'ACTS recommande vivement au gouvernement du Canada de continuer à collaborer avec les provinces et territoires à élaborer des plans nationaux visant à mettre fin au sans-abrisme et à réduire la pauvreté, et qui viendraient compléter les plans de réduction de la pauvreté et les stratégies de santé mentale adoptés par les provinces et territoires.
« Investir dans une stratégie nationale de logement et dans un plan de réduction de la pauvreté contribuerait davantage à l'économie et à bien-être social du Canadien moyen que le fait d'avoir le plus faible taux d'imposition des sociétés au sein du G-8 », dit M. Caissie. « Quel message cela lance-t-il aux sujet de nos priorités en tant que pays qui dit accorder une grande valeur à l'équité, à l'inclusion et à la justice? », demande-t-il.
-30-
Pour plus de renseignements :
Fred Phelps, M.Serv.Soc., TSI
Tél. : 613 -.729.6668