L’ACTS appuie le retrait des obstacles au crédit d’impôt pour personnes handicapées
30 avril 2026 - À l’occasion de la Mise à jour économique du printemps 2026, l’Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux (ACTS) salue la volonté du gouvernement de lever les obstacles au crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH). La simplification des démarches et l’élargissement de la liste des professionnels autorisés constituent des avancées notables.
L’ACTS s’inquiète toutefois d’une omission de taille : les travailleuses et travailleurs sociaux ne figurent pas parmi les experts habilités à attester l’impact d’un handicap sur les activités quotidiennes, une étape pourtant cruciale du processus.
L’ACTS persévérera pour obtenir l’inclusion des professionnels inscrits — dans la limite de leur formation et de leur champ d’exercice — afin de fluidifier l’accès au CIPH, de réduire les délais d’attente et de mieux refléter la réalité du terrain.
« Le crédit d’impôt pour personnes handicapées doit être accessible et équitable », souligne Barb Whitenect, présidente de l’ACTS. « Animés par un engagement envers la dignité et la justice sociale, les travailleuses et travailleurs sociaux peuvent offrir une aide rapide aux demandeurs. Leur contribution permet non seulement de désengorger le système, mais aussi d’ouvrir l’accès au crédit, particulièrement dans les communautés rurales et éloignées. »
Le Canada compte environ 60 000 travailleuses et travailleurs sociaux. Véritables piliers de la santé mentale au pays, ces personnes déploient un champ d’exercice unique, à la croisée des soins de santé et des services sociaux.
Leurs compétences diversifiées permettent un soutien multidimensionnel : évaluations, counseling thérapeutique, soins en santé mentale et en dépendance, ou encore aiguillage vers les ressources communautaires. À l’instar des psychiatres, des psychologues ou du personnel infirmier en santé mentale, leur expertise leur permet de réaliser l’évaluation requise pour la demande de CIPH.
« Au-delà de l’efficacité, inclure les travailleuses et travailleurs sociaux renforce l’équité d’accès, conclut Mme Whitenect. Dans les régions rurales et éloignées, nous sommes souvent les seuls professionnels réglementés de la santé et des services sociaux à assurer une présence constante au cœur de la collectivité. »