1er mai 2026 – Ottawa – L’Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux (ACTS) est profondément préoccupée par le fait que le gouvernement du Canada ait mis en œuvre des modifications irréfléchies au Programme fédéral de santé intérimaire (PFSI), mettant ainsi des vies en danger et obligeant les professionnels de la santé à entrer en conflit direct avec leurs obligations éthiques, en particulier en ce qui concerne la continuité des soins.
À compter du 1er mai 2026, l’effet cumulatif des modifications apportées au PFIS sera indéfendable sur le plan éthique et entraînera le démantèlement des protections de santé essentielles pour les réfugiés et les personnes protégées, notamment :
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Restriction de l’admissibilité : Des catégories entières de personnes perdront l’accès aux soins malgré des risques persistants et des procédures d’immigration en cours.
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Suppression ou réduction de la couverture supplémentaire : Cela comprend les médicaments sur ordonnance, les services d’interprétation, le counseling et d’autres soutiens de santé essentiels.
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Exigence d’un copaiement de 30 % : Un obstacle concret à l’accès aux soins pour les personnes vivant dans la pauvreté ou n’ayant pas le droit légal de travailler.
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Plafond fixe de 10 consultations en santé mentale : appliqué sans tenir compte des besoins cliniques, de la gravité de la situation ou du stade du traitement.
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Suppression des services d’interprétation subventionnés : Cela rend impossible la prestation de soins éthiques, fondés sur des données probantes et confidentiels pour de nombreux clients.
Ces changements nuiront de manière disproportionnée aux personnes déjà les plus marginalisées, notamment les femmes, les demandeurs d’asile racialisés et les survivantes de la violence fondée sur le sexe.
En mettant en œuvre ces changements, le gouvernement du Canada abandonne ses obligations morales et éthiques de soutenir les réfugiés, les demandeurs d’asile et les personnes protégées. Dans l’immédiat, ces décisions politiques exposent gravement les personnes vulnérables et placent les professionnels de la santé et des services sociaux devant des dilemmes éthiques insoutenables qui compromettent la continuité des soins.
À moyen terme, l’introduction de copaiements et de restrictions de couverture retardera l’accès aux soins préventifs et aux interventions précoces, ce qui, en fin de compte, fera augmenter les coûts à long terme du système de santé lorsque des problèmes de santé gérables se transformeront en urgences. De plus, ces changements font peser d’importants fardeaux financiers, cliniques et administratifs sur les systèmes provinciaux, sur les praticiens de première ligne et sur un secteur sans but lucratif déjà surchargé.
Pour des raisons humanitaires, éthiques et de santé publique, l’ACTS exige sans équivoque l’abrogation immédiate des modifications apportées au Régime fédéral d’assurance-maladie pour les étrangers (RFAMÉ).
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