Ottawa, le 12 juin 2013 – L'Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux (ACTS) unit sa voix à celle d'un nombre croissant de professionnels de la santé vivement opposés à l'approche prohibitionniste de la stratégie antidrogue du gouvernement Harper.
En 2008, le gouvernement Harper a éliminé toute référence à la réduction des préjudices dans les stratégies antidrogue nationales – reléguant du même coup le Canada à une époque où les gouvernements et la population ne saisissaient pas pleinement les avantages de la réduction des préjudices.
« Bien que la population s'attende à ce que les programmes de santé et les services sociaux offerts s'appuient sur les données les plus fiables dont on dispose, le gouvernement Harper continue de rejeter les efforts de promotion de la santé, soutenus scientifiquement », souligne le président de l'ACTS, Morel Caissie. « L'incarcération ne constitue pas une solution aux problèmes de santé et sociaux de la société. »
Le projet de loi C-65, actuellement à l'étude par le Parlement du Canada, dresse la liste des nombreuses conditions auxquelles on doit se conformer avant que le ministre fédéral de la Santé accorde une exemption en vertu de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances pour l'établissement de sites d'injection supervisés.
Le projet de loi C-65 à lui seul dresse des obstacles inutiles à l'établissement de nouveaux sites d'injection supervisés. La reformulation de la stratégie nationale antidrogue de 2008 et les peines minimales obligatoires prévues dans le projet de loi omnibus de 2011 (C-10) font en sorte que le Canada va à l'encontre de l'abondance des preuves au pays et sur la scène internationale faisant valoir les avantages découlant de la réduction des préjudices. En outre, l'approche actuelle fait fi de tous les indices concrets de l'inefficacité des approches antidrogue répressives pour réduire la demande et l'offre de drogues illicites.
« Sur le plan économique, considérant les coûts afférents aux services policiers et à l'incarcération, il est simplement plus sensé d'aider les personnes à gérer leur dépendance et d'éviter l'incarcération massive de consommateurs de drogues illicites », ajoute M. Caissie. « La preuve est claire, la recherche scientifique est favorable aux politiques axées sur la réduction des préjudices et en rationalise l'utilisation et l'efficacité en tant que politique liée à la consommation de drogue et autres substances au Canada.
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