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Le 23 mars 2011

En choisissant de maintenir les coupes prévues de 6 milliards de dollars aux impôts des sociétés, le gouvernement du Canada a clairement opté pour l’approche inefficace d’une économie du ruissellement plutôt que de procéder à des investissements importants destinés à soutenir l’égalité des chances pour tous les Canadiens et les Canadiennes.

« Comme le démontre le budget 2011, les théories de l’économie des effets de retombée sont fondamentales pour ce gouvernement », affirme Fred Phelps, porte-parole de l’Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux (ACTS). « Alors que le budget comporte des avantages fiscaux d’application générale pour le milieu des affaires et les salariés à revenu élevé, il ne contient que des miettes pour les personnes à faible revenu et les personnes à risque. »

Bien que le budget 2011 offre un certain espoir aux aînés pour lesquels la Sécurité de la vieillesse et le Supplément de revenu garanti (SRG) constituent les seules sources de revenu, l’injection de seulement 300 millions de dollars de plus annuellement est bien en deçà des 700 millions de dollars requis annuellement pour permettre aux aînés du Canada de vivre dans la dignité et le respect qu’ils méritent.

« Il y a de nombreuses années que l‘ACTS insiste sur l’importance d’améliorer la situation financière des femmes ayant un revenu faible ou moyen; bon nombre d’entre elles sont des aînées » dit M. Phelps. « Nous accueillons favorablement l’augmentation proposée du SRG à l’intention des aînés, contenue dans ce budget, mais celle-ci est bien loin de répondre aux besoins réels des aînés de ce pays. »

Ce qui saute aux yeux, c’est l’absence dans le budget 2011 d’un engagement à entreprendre des réformes substantielles au régime canadien des pensions, à l’assurance emploi, au logement abordable et aux services de garde des enfants, – des réformes qui répondraient aux besoins de milliers de Canadiennes et de Canadiens à moyen revenu, qui sont soit laissés pour compte ou qui ne reçoivent que des avantages négligeables en raison de leur revenu limité.

« Les théories économiques du ruissellement ne s’attaquent pas au problème du fossé qui sépare les femmes des hommes », ajoute M. Phelps. « Les personnes les plus vulnérables de la société ne touchent que peu d’avantages directs; c'est pourquoi l’ACTS continue de militer pour que le gouvernement fédéral s’engage à adopter un plan national de réduction de la pauvreté au Canada. »

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Pour plus de renseignements :
Fred Phelps, M.Serv.Soc., TSI
Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux
613-729-6668, poste 222
casw@casw-acts.ca