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Mémoire au Comité permanent de la condition féminine au sujet de l’idéologie antiféministe

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Mémoire au Comité permanent de la condition féminine au sujet de l’idéologie antiféministe

Par : L’Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux (ACTS)

 

Recommandation 1 : Que le gouvernement reconnaisse explicitement l’antiféminisme et la misogynie comme des formes de haine dans les stratégies nationales sur l’extrémisme, les préjudices en ligne et la violence fondée sur le sexe. Les politiques et les priorités de dépenses fédérales devraient refléter cette reconnaissance, affirmant que l’avancement de l’équité entre les sexes est un objectif central dans les cadres civils et législatifs du Canada.

Recommandation 2 : Veiller à ce que les engagements majeurs en matière de dépenses et de politiques soient explicitement alignés sur les objectifs d’équité entre les sexes plutôt que de s’appuyer sur des améliorations larges ou génériques axées sur les jeunes. Les données probantes montrent systématiquement que les approches généralistes  tendent à renforcer les inégalités structurelles souvent rejetées par la rhétorique antiféministe. 

Recommandation 3 : Contrer l’idéologie antiféministe en intégrant des mesures de responsabilisation qui favorisent la sécurité des femmes et leur indépendance économique. Cette approche implique d’investir dans des organisations dédiées à la lutte contre les formes établies et émergentes de misogynie, en particulier celles qui visent les jeunes et sont amplifiées par les plateformes en ligne et les médias sociaux.

Recommandation 4 : Renforcer la représentation des jeunes, des femmes et particulièrement des femmes marginalisées dans la gouvernance à tous les niveaux. Le gouvernement fédéral peut intégrer des objectifs d’équité de genre et de parité au sein des conseils, commissions et agences en utilisant ses mécanismes existants, comme les transferts et les accords de partenariat. Des données probantes considérables démontrent que les systèmes ciblés améliorent les résultats.

 

Introduction

L’Association canadienne des travailleuses et des travailleurs sociaux (ACTS) représente sa profession au niveau national. Elle fait progresser la justice sociale et promeut une pratique intègre fondée sur des données probantes partout au Canada. L’ACTS et ses organisations partenaires incarnent une profession ancrée dans le respect de la dignité inhérente de chaque individu, dans l’engagement envers les droits de la personne et dans la quête de la justice sociale. 

Le Canada observe une montée croissante de rhétorique antiféministe et anti-équité qui s’étend des espaces en ligne aux débats courants. Les récits antiféministes renforcent les normes de genre nuisibles, légitiment la haine misogyne et accroissent les risques de violences sexistes, de discriminations et de radicalisation en ligne. Les jeunes sont particulièrement vulnérables à ces dangers. Voilà pourquoi le présent document expose les conséquences de l’idéologie antiféministe sur les Canadiens et propose des mesures politiques fédérales pour en atténuer les effets néfastes. 

L’ACTS souligne que les jeunes et les femmes confrontées à la marginalisation raciale, économique ou autre vivent des expériences de misogynie qui se superposent. Le gouvernement doit s’engager pleinement et adopter une approche politique plus nuancée qu’auparavant. Les mesures doivent inclure la prévention et des interventions solidement appuyées par des politiques et des investissements financiers.

L’idéologie antiféministe mine les jeunes, les communautés et la société entière. Ce travail de sape, elle le mène parfois de façon insidieuse, parfois de façon flagrante. Pour faire progresser l’équité dans tous les secteurs, nous avons besoin de politiques ciblées, d’un financement stable pour les programmes communautaires et de mesures de responsabilisation fondées sur le genre. Réduire l’écart entre le discours féministe et la réalité vécue exige des investissements soutenus, une reddition de comptes et une meilleure représentation. Le Canada pourra ainsi cheminer vers une véritable parité des genres, des communautés plus sûres et une société plus équitable et inclusive.

 

Recommendations

Recommandation 1 : Que le gouvernement reconnaisse explicitement l’antiféminisme et la misogynie comme des formes de haine dans les stratégies nationales sur l’extrémisme, les préjudices en ligne et la violence fondée sur le sexe. Les politiques et les priorités de dépenses fédérales devraient refléter cette reconnaissance, affirmant que l’avancement de l’équité entre les sexes est un objectif central dans les cadres civils et législatifs du Canada..

L’idéologie antiféministe nie les inégalités structurelles et discrédite les priorités féministes en présentant les droits des femmes comme une menace à l’ordre social. Ce phénomène recoupe souvent la haine misogyne, l’intolérance envers les personnes 2ELGBTQIA+, et des courants extrémistes et autoritaires plus larges. Ces récits circulent en ligne, dans les écoles et sur les lieux de travail. Ils alimentent la réaction et banalisent les violences sexistes. Les décideurs doivent reconnaître l’idéologie antiféministe comme une forme de haine dans les stratégies nationales relatives à l’extrémisme, aux préjudices en ligne et à la violence fondée sur le genre. Cette reconnaissance est essentielle pour affirmer l’égalité des sexes. Elle permet également de protéger la sécurité et le bien-être des jeunes, des femmes et des personnes ayant une identité de genre diversifiée. 

 

Recommandation 2 : Veiller à ce que les engagements majeurs en matière de dépenses et de politiques soient explicitement alignés sur les objectifs d’équité entre les sexes plutôt que de s’appuyer sur des améliorations larges ou génériques axées sur les jeunes. Les données probantes montrent systématiquement que les approches généralistes tendent à renforcer les inégalités structurelles souvent rejetées par la rhétorique antiféministe. 

L’amélioration générale des politiques peine souvent à démanteler les inégalités structurelles que la rhétorique antiféministe s’acharne à nier. L’inégalité entre les sexes pèse lourdement sur les déterminants de la santé et du bien-être : revenu, sécurité, sûreté, santé mentale. Les discours antiféministes amplifient ces préjudices. Ils attisent la peur, minent les programmes d’égalité, renforcent des normes de genre rigides. Le gouvernement fédéral doit traduire ses engagements en actes concrets. Cette action passe par l’application de l’Analyse comparative entre les sexes Plus (ACS+) à tous les secteurs et par des investissements ciblés favorisant l’équité de genre dans les politiques touchant la santé des jeunes, le logement, le numérique, la sécurité, l’immigration et le climat. Il est temps que les engagements symboliques cèdent la place à des avancées tangibles sur les appels à la justice pour les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

 

Recommandation 3 : Contrer l’idéologie antiféministe en intégrant des mesures de responsabilisation qui favorisent la sécurité des femmes et leur indépendance économique. Cette approche implique d’investir dans des organisations dédiées à la lutte contre les formes établies et émergentes de misogynie, en particulier celles qui visent les jeunes et sont amplifiées par les plateformes en ligne et les médias sociaux.   

Un cadre fédéral s’impose pour contrer la désinformation sexiste et la haine misogyne. Des investissements ciblés dans les organismes communautaires et de première ligne permettraient de lutter contre l’exclusion, l’exploitation et la violence croissantes. Cette stratégie mise sur la prévention de la violence sexiste chez les jeunes, les services tenant compte des traumatismes et les initiatives de masculinité saine. Les travailleuses et travailleurs sociaux, les bibliothécaires et le personnel enseignant méritent un soutien adéquat pour transformer les espaces publics en lieux sécuritaires, équitables et inclusifs, où chacune et chacun trouve sa place. Sans ces interventions, l’idéologie antiféministe continuera de menacer la sécurité et l’équité.

 

Recommandation 4 : Renforcer la représentation des jeunes, des femmes et particulièrement des femmes marginalisées dans la gouvernance à tous les niveaux. Le gouvernement fédéral peut intégrer des objectifs d’équité de genre et de parité au sein des conseils, commissions et agences en utilisant ses mécanismes existants, comme les transferts et les accords de partenariat. Des données probantes considérables démontrent que les systèmes ciblés améliorent les résultats.

Les femmes restent sous-représentées aux postes électifs et aux fonctions de direction, surtout celles qui subissent plusieurs formes de marginalisation. Préjugés structurels, misogynie, normes institutionnelles : ces forces perpétuent l’écart. Le sous-investissement fédéral actuel dans les mesures d’égalité, comme la prévention de la violence, laisse entendre que la sécurité des femmes, leur autonomie économique et leur engagement civique sont des priorités négociables. Pourtant, la représentation est essentielle. La recherche mondiale le confirme : la participation civique des femmes génère de meilleurs résultats en santé, en éducation et en réduction de la pauvreté. Le gouvernement fédéral doit intégrer des cibles d’équité de genre à ses leviers d’action. Les filières de leadership doivent lever les obstacles à la participation des femmes, y compris la haine en ligne qui les vise de façon disproportionnée.

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