Pour diffusion immédiate
Le 12 mars 2012

En qualité de porte-parole nationale de la profession du service social, l'Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux (ACTS) est vivement préoccupée par le manque d'équilibre dont fait preuve le gouvernement du Canada dans son approche du système canadien de justice pénale.

« En faisant adopter le projet de loi C-10, le gouvernement Harper a fait fi complètement de l'expérience axée sur la raison et fondée sur des données probantes des travailleurs sociaux, d'autres professionnels, de même que d'autres administrations publiques qui ont mis les peines minimales obligatoires au rancart parce qu'elles entraînaient une escalade des coûts de l'incarcération sans procurer d'avantages correspondants au chapitre de la baisse de la criminalité ou de la réinsertion sociale des délinquants », affirme le président de l'ACTS, Morel Caissie.

Le gouvernement Harper s'est imposé une approche expéditive de réforme du système de justice canadien; l'ACTS espère qu'il se montrera aussi empressé de contrebalancer son approche en prévoyant dans son budget de 2012-1013 de montants supplémentaires et récurrents à l'appui de la réadaptation tant des victimes que des délinquants.

« Procéder à ce genre de changements structurels du système de justice canadien sans prévoir un appui financier correspondant aux fins de l'expansion du système carcéral et de la réinsertion sociale, c'est plus que se décharger de ses responsabilités, c'est gouverner d'une manière carrément irresponsable », ajoute M. Caissie.

-30-

Pour plus de renseignements :
Fred Phelps, M.Serv.Soc., TSI
casw@casw-acts.ca